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C.C.G.C.

  Commanderie des Cyclos de Grands Chemins  
   
  17500 - JONZAC

Port.: 0670022750
 
 
 
 

Voyage de JPP, notre baroudeur

06/09/2023

 

 

 

 

 

JPP, membre bien connu de la Commanderie a entrepris un périple très long en vélo : d'est en sud-ouest, à savoir de Mulhouse à St fort sur Gironde.

Vous pourrez suivre son périple avec les nouvelles qu'il va nous donner régulièrement.

La carte du parcours

Voir la photo agrandie 
La carte du parcours 

Le suivi en photos

1er jour

06/09/2023

 

 

 

 

 

Périple Alsace-StFort par EV6, EV1 et V80. Canal du Rhône au Rhin entre Mulhouse et Baumes les Dames. 1er jour. Très grosse chaleur. 134,5km.

2ème jour

07/09/2023

 

 

2e jour :  petite journée à 82km entre Fourbanne et le camping municipal de Orchamps. Trajet plus court car visite Vieux Besançon, baignade dans le Doubs (journée plus chaude qu’hier !!) et crevaison (qui m’oblige à mettre le vélo « à nu » des bagages. Et pas envie d’un camping près de la ville (Dole). Celui d’Orchamps est original dans son emplacement (le long de l’EV6 carrément, entre le canal et le Doubs) et sa disons rusticité (mais tout y est).

Sur la photo : Tunnel canal sous la citadelle de Besançon, 400m.

3ème jour

08/09/2023

 

 

 

3e jour : tout est trempé au matin avec la rosée. Brume matinale sur le Doubs avant de reprendre chemin via Dole, entrée en Côte d’Or, rencontre du canal avec la Saône avant St Jean de Losne. A partir de là l’itinéraire devient plutôt rectiligne (là il faut vraiment aimer pédaler, avis à ceux-celles qui m’envient ), horizon plat (finies les falaises) et quasiment sans ombre jusqu’à Verdun sur le Doubs où le Doubs se jette dans la Saône. Des circonstances imprévues avec un Lorrain cyclo-randonneur (qui va à Antibes) et deux panachés m’empêchent d’aller jusqu’à Châlons-sur-Marne (16km) et c’est au camping de Gerry que s’arrête la journée encore torride. 91km.

4ème jour

09/09/2023

 

 

 

 

4e jour : il m’a fallu partir tôt pour « rattraper » les deux panachés de Gergy !! Donc Châlons-sur-Saône où l’itinéraire rejoint mon canal suivant, celui du Centre qui rattrape la Loire. C’est fini avec la partie pénible depuis StJean de Losne (même en voiture je n’aime pas ce passage).
L’EV6 ne va en centre ville plutôt éloigné (je n’y vais pas, dégât collatéral des panachés) et fait passer par un quartier industriel moche. Je retrouve un canal bucolique en sortie nord de la ville et j’aperçois les monts qu’il faudra contourner. Dans mon sens le canal monte sur 55 km jusqu’à Montchanin via Chagny (vignobles Bourgogne) parfois avec des hautes écluses (on les sent bien à vélo !). Traversée de Montceau les Mines sans grand intérêt. En bordure du canal, c’est parfois le chemin cycliste, parfois une route pas trop fréquentée. Après 105km toujours sous un soleil de plomb, fin d’étape au camping de Palinges. 422 km du départ.

5ème jour

10/09/2023

5e jour mais c’est dimanche. J’avais un emplacement pour être au soleil levant … et j’ai le soleil levant !! C’est vraiment une science exacte !! Bien pour sécher la tente. Pause café à Paray le Monial haut lieu chrétien ; c’était l’heure de la messe qui explique les rues vides … Le canal tourne vers la droite (pour moi ; à gauche pour ceux-celles qu’il montent ) direction le pont-canal de Digoin au-dessus de la Loire. Encore des km sous le cagnard (pause ombre mais pas fraîcheur à côté d’une église) le long du canal jusqu’à (presque) Dieu … non Diou ! Là le canal continue vers Moulins et c’est la Loire qui devient le fil conducteur par une voie verte … Fini de suivre des écluses, la voie verte suit le terrain et pas plutôt plus haut que le fleuve ; voyant la côte à remonter, j’ai renoncé à descendre sur les bords de Loire. Ça monte donc, tranquille certes, jusqu’à Bourbon-Lancy. Il est début d’après-midi 35* quand je passe à côté du camping, le suivant est à 20km. Mais : 1) ce n’est pas plat ; 2) il fait vraiment trop chaud aujourd’hui ( j’ai bu 1L en 5 km !), peut-être plus que précédemment ; 3) c’est dimanche jour de lessive et piscine. Donc stop à 66,7km et presque 500 du départ (grosso-modo 1/3). Farniente ensuite mais pas un souffle d’air …

6ème jour

11/09/2023

6e jour : surprise du matin pas de rosée ! Donc gain de temps pour remballer le matériel et partir plus tôt. Pour faire des petites courses en ville, me voilà d’emblée engagé dans une belle grimpette !!! Le centre de Bourbon-Lancy est au sommet pffff …
L’EV6 continue normalement vers Decize par la voie verte qui traverse les collines … Ch
angement de stratégie pour moi : je prends la route qui « descend » jusqu’à Garnat pour revenir au canal de la Loire … mais il s’avère que le chemin n’est pas viabilisé (terre herbe) ; ceci explique la voie verte. Je prends donc la route qui longe le canal. Cela me permet même de passer sur grand plateau et rouler bien à 27-28 sur 25km ; les 5 derniers sont plus fastidieux …
Les nuages commencent à arriver et des pluies visibles au lointain. Du coup il fait moins chaud. Pause café à Decize avant de retrouver la piste du canal vers Nevers (où je ne vais pas) m. C’est plutôt rectiligne … et un revêtement chaotique !! Ça change … en moins agréable pour le fessier bien secoué… et assez brutalement vers 13h quelqu’un a mis ciel plutôt bleu et thermostat à fond. Ça cuit comme hier et pas bcp d’ombre ni de point d’eau. Faudrait remorquer sa propre citerne !!!
J’ai un objectif : le pont-canal de Guety à Cuffy. Le canal fait une infidélité à la Loire en enjambant l’Allier qui se jette dans la Loire un km plus loin (Bec d’Allier). Je connais l’endroit pour y être passé au retour en voiture en août (par 38*) et sais qu’il y aura baignade !! Sauf que c’est au 90e km
J’y suis à 14h30 … vite à l’eau !!!! J’y reste presque 2h (j’ai pensé y bivouaquer un moment mais menace orageuse). Donc c’est reparti pour rejoindre un camping. Le parcours « La Loire à vélo » a son point zéro au Bec d’Allier. Je sais que je suis là 488km de Nantes, donc dans les 5 jours … J’emprunte principalement une piste sur la digue de la Loire que je vois peu en fait.
Arrivé au camping-vélo municipal de Beffes (dernière nuit avant de retrouver le centre de plongée) après une longue étape de 114km (604 au total). Fessier un peu endolori ce soir … Tout petit camping où il faut réserver en pleine saison !

7ème jour

12/09/2023

7e jour : un peu de pluie dans la nuit sur Beffes mais les orages n’y passent pas directement ; on les entend. Et pluie au petit matin histoire d’embêter pour ranger les affaires. Vite à l’abri. D’attendre une grosse demi-heure me permet d’être derrière la pluie , bien joué Jp !! Il en sera ainsi de la journée avec un ciel noir parfois devant, parfois derrière, par sur le côté mais jamais sur moi. J’ai même eu des moments très ensoleillés donc très chauds de suite.
Mais surtout toute la journée une brise de face qui m’a ralenti, fatigante, usante ; l’impression de toujours être en montée alors que je descends la Loire.
Itinéraire tantôt le long du canal ( image habituelle) tantôt sur la piste velo-digue en très bon état, tantôt sur la route-digue en mauvais état qui secoue !! Mais surtout, alors que je longe la Loire je la vois très peu en fait  cachée par les arbres. Décevant. C’est comme si je roulais dans la campagne !! Du coup peu d’intérêt d’autant plus que je traverse peu de villages, forcément je suis sur la digue anti-crue !! Passage à La Charité sur Loire.
La piste devient chemin, pfff le fessier …
Parcours sans grand intérêt (champs, bois,prairies, centrale EDF Belleville) jusqu’à Châtillon sur Loire (écluses historiques de Mantelot : au 19e, les bateaux remontant le canal devaient « traverser » la Loire donc nécessité de les tracter à contre-courant allant du halage classique, à la poulie et bateau remorqueur. Aujourd’hui il y a un nouveau tronçon et un pont-canal).
A Brisson sur Loire, l’itinéraire fait faire une grosse grimpette à fort pourcentage pour atteindre le village.
Au final camping plus bas au refuge de la Patte d’oie (très très original). Étape sans pluie (eh oui) de 98km qui ne m’a pas emballé mais faut avancer … Orléans est à 80km …

8ème jour

13/09/2023

8e jour : même si je me lève tôt, je pars plus tard que d’habitude car discussion avec un cyclorandonneur campeur de … 86ans (habitant aux USA, allant vers la Suisse) qui a eu une vie de riche et une vie professionnelle riche à en écrire un livre + attente le séchage de la tente archihumide de rosée (et pas de soleil ce matin). Pause café à Gien un lieu enfin animé sur l’itinéraire (marché) puis retour sur les lignes droites venteuses de la digue. C’est ainsi jusqu’au château de Sully (tout porte le nom de Sully dans la ville!) et parcours plus varié et sympa jusqu’à Chateauneuf. Hélas, la Loire traversée, c’est à nouveau la digue, le vent de face et m, nouveauté sur quelques kms, des nuées de moucherons ! Pause café à Fargeau, digue, digue et enfin Orléans ! Le centre est sur l’autre rive et le camping municipal visé à l’ouest… Quand j’y suis, grosse déception pour un camping, plutôt un aire de camping-car, pour une ville comme Orléans (je pense mettre un commentaire). Mais pas le choix, le suivant est trop loin. Il est sûr que je resterai qu’une nuit et tant pis pour la visite d’Orléans. Étape de 90km … encore des comme ça aussi lassantes et peu intéressantes (même si j’ai vu la Loire plus souvent) et je prends le TER vers Nantes !!!!
Oui plutôt déçu pour l’heure de ce fameux itinéraire « la Loire à vélo ». Beaucoup de roulage sans rien de particulier, mais peut-être que j’en espérais de trop !!!

9ème jour

14/09/2023

9e jour : j’ai pas aimé Orléans et mon départ en a été facilité puisque la tente est sèche au petit matin. Je me dépêche de tout emballer, j’exprime mon insatisfaction à l’accueil (qui n’y est pour rien je sais, puisque c’est à la métropole d’agir) et 8h15 je suis, 1) d’abord perplexe par une flèche à suivre (ou non ; au choix), 2) ensuite en bord de Loire sur … la digue. Un coin sympa m’incite au petit déjeuner ensoleillé. Pas d’intérêt jusqu’à Meung sur Loire ; de là un peu de variété avec un chemin blanc qui serpente le long de la Loire. Des chèvres, des grues, des canards et plein d’échassiers (paradis pour eux). Juste avant de changer de rive vers Muides s:L, pause café-frites chez Joséphine. De là je m’éloigne de la Loire pour aller sur Chambord, incontournable !! Bcp de touristes. Je n’y entre pas. Et c’est reparti d’abord par une piste boisée puis la route jusqu’à Blois (pfff ça monte, ça descend). Le château de Blois est encastré dans la ville. Grandes façades aussi et du volume à l’intérieur nul doute. C’est le château de qui ? Le Duc de Guise n’y a pas été assassiné ? … Je reprends ma route pas-digue cette fois-ci jusqu’à Candé sur Beuvron où une jolie côte m’attendait de pied ferme. J’ai posé pied à terre pour cette fois-ci !!! Trop raide. Il fallait absolument franchir cette « arête » pour basculer sur le dernier chemin le long du Beuvron qui m’amène à l’immense camping municipal de Chaumont sur Loire. 7ha, j’ai roulé 650m pour choisir ma place. Les voisins sont loins … les sanitaires aussi !!! Je me demande si je ne vais pas y faire un jour de repos… Étape de presque 102km et un total porté à 895km ; à priori la moitié est dépassée et ce sont à peu près les distances faites sur la Velodyssée en 2021 (que je vais refaire) et le canal du Midi en 2022.

10ème jour

15/09/2023

10e jour : je me suis trompé de 3m dans mon calcul de l’angle d’attaque du soleil matinal grrr …. mais cela n’aurait rien changé tant la tente était trempée d’humidité. Il a même fait frais dans la nuit. Des montgolfières s’élèvent à proximité du camping. Je renonce à attendre et remballe le tout encore humide pour prendre la direction d’Amboise … mais je fais le rebelle à l’itinéraire fléché qui part … dans les collines et d’emblée ce serait une côte !!! Choix sur la belle et lisse départementale qui, elle, longe la Loire ! Et me fait passer devant des caves sous falaises des vins d’Amboise. Arrivé par les quais sous le château en surplomb (je vous laisse regarder sur Google), je m’installe en terrasse de la rue piétonne touristique pour un petit-déjeuner. Au vu des groupes, j’ai l’impression qu’il y a des séminaires d’entreprises en cours … et de nombreux touristes étrangers toujours. Je poursuis vers Tours en empruntant la départementale jusqu’à Montlouis où je retrouve l’itinéraire fléché (qui arrive des hauteurs ; bien fait de ne pas le suivre) des bords de Loire qui m’amène au cœur de Tours. Centre ville « commun » de rues piétonnes plutôt sympa. Du monde. Pause sandwich. Pour rejoindre l’itinéraire, il faut traverser tout Tours et rattraper par un chemin les bords de … Cher ! Assez sympa à rouler. Pause café et séchage (enfin) de tente à Savonnières (une guinguette !!!!). Je passe vite près du château de Villandry, tronçon de 400m de Paris-Roubais (pavés) et vois la « mort » du Cher dans la Loire (enfin je devine derrière les arbres). Je rejoins le camping de Langeais. Ce n’était pas une journée de repos finalement mais cool avec une étape de seulement 80km et plutôt agréable. J’atteindrai les 1000km demain matin …

11ème jour

16/09/2023

11e jour: départ plutôt tardif après avoir attendu vainement le soleil sur la tente. Je vais changer de stratégie et la faire sécher en journée. Petit-déjeuner sous tivoli et passage au château Louis XI de Langeais. De là, à nouveau, je ne suis pas les flèches qui vont dans les collines en face et reste sur la belle départementale coté Langeais. Ça roule très bien en plus ! Au 25e km, 1) je traverse la Loire, 2) j’arrive au 1000e km symbolique !! Que vois-je à ce moment-là ? A gauche la centrale EDF de Chinon ; à droite la Loire et des pêcheurs. Sur l’autre rive, direction Saumur en passant au-dessus de la Vienne qui vit ses derniers mètres (Allier, Cher, Vienne mangés) ; je retrouve la Loire au joli village de Candes (où est décédé StMartin). En fait jusqu’à Saumur (16km) se succèdent des villages de caractère à flan de falaise. Caves,  grottes et vestiges troglodytes bien exploités. A Saumur…. ben le château est en haut qui fait le beau et moi je suis en bas et je suis chocolat !!! Donc voir Google lol. Et l’itinéraire fléché repart vers les collines … je repasse de l’autre côté pour retrouver la belle départementale bien roulante. Pause pizza-crumble à StClement des Levées. Retour sur la « rive à collines » pour prendre la direction d’Angers-sud où je vise un camping. Je finis par sortir de l’itinéraire et Google prend le relais… parfois sur de petits chemins … Je décide de rejoindre une vraie route … mais ce sera succession de montées et descente sur les 15 derniers km … que je crois !!! Une dernière descente m’amène au camping visé à 98km …. sauf qu’il est fermé depuis un an m’explique l’ancien propriétaire que je sors de la douche !!! Encore 10 km jusqu’au suivant et 5 montées… C’est bizarre, il semble qu’il ne peut pas y avoir de vignobles sans collines !!! Tout ce que j’avais « économisé » de relief dans la journée a été perdu dans les 20 derniers km !!!!
Camping de Rochefort à 18h30. Étape de 109km et presque 1100km. Il m’en reste 625 jusqu’à la maison. Soirée finie au bar d’en face avec un concert

12ème jour

17/09/2023

12e jour : la pluie est tombée dans la nuit mais sans l’orage resté au loin. Au matin tout est trempé et pas seulement la tente. Compliqué de poser des affaires !!! Finalement tout est remballé, tente humide dont le séchage ne sera pas certain. La pluie revient … je dois attendre … du coup ma pizza d’hier (j’avais vu trop gros pour mon appétit) devient mon petit-déjeuner et déjeuner !! Vers 11h, la pluie cesse, je prends la route direction sur l’autre rive où j’ai mission à la guinguette des Tourbillons à la Possonnière de saluer Zouzou de la part de Babé … mission reçue au snack du camping de Gergy (avant Chalons) au moment des panachés avec le cyclo-randonneur lorrain (souvenir déjà). Mais anormalement la guinguette reste fermée. Je profite du soleil et du vent pour sécher la tente sur la terrasse ; ça c’est fait pour ce soir. L’itinéraire se poursuit par une petite route en bord de Loire puis la traverse vers Chalonnes s/L où il serpente agréablement sur l’île centrale pour ressortir à Montjean. Pause café chocolatine au café de la … Marine. A partir de là c’est bordure de Loire… face au vent, je peine à avancer pffff. J’arrive péniblement à stFlorent le vieil ; j’ambitionne un instant de visiter l’abbaye… mais la montée m’en dissuade… assez facilement je dirais. A la sortie, la route devient plus intérieure dans les terres, entre pâturages et sous-bois qui coupent un peu le vent. Je débouche à hauteur d’Ancenis sur la rive opposée. Petit tour en ville (foire de produits régionaux au château). Après hésitations vu le faible kilométrage effectué, mais avec un ciel qui se couvre, je décide de rester en cette ville. Je ne sais pas trop où est le camping suivant et je préfère m’installer au sec. Étape de 63km, ridicule !!! Quoique l’état de la chaussée a réveillé quelques douleurs fessières …
Je ne sais pas si j’atteindrai StBrévin les Pins (fin EV6) demain soir, ce sera l’objectif. J’y prendrai un jour de repos pour aller sur StNazaire (re)visiter les chantiers des paquebots (en 2021 ils finissaient alors le plus grand construit : the wonder of the Seas).

13ème jour

18/09/2023

13e jour : le ciel est dégagé à la tombée de la nuit mais dans le lointain ouest il y a manifestement des orages … Comme nous sommes très peu sur l’espace cyclorandonneurs me vient une idée pour gagner du temps au matin : je déplace la tente (quasi autoportante) sous la pergola commune. Ainsi je suis à l’abri de la pluie, de la rosée et de ma propre condensation !!!
C’est effectivement payant au matin car tout est sec et je peux me mettre en route assez tôt pour une longue étape qui doit m’amener au bout de l’ EV6 au pont de StNazaire a StBrevin les Pins. Je quitte Ancenis en suivant l’itinéraire longeant la Loire par d’abord une petite route puis un chemin entre Loire et trains … Cela me conduit à Oudon. Traversée de la Loire (qui a bien grossi) et chemin serpentant dans une zone boisée (qui doit prendre les grandes crues du fleuve). Au détour d’un virage, un « port » puis bords de Loire. Retraversée de la Loire au pont des Mauves pour rejoindre Nantes-centre. Pour une fois que je choisis de passer par la ville, d’abord je suis accueilli par une belle averse au pied du château des Ducs de Bretagne, ensuite je suis déçu par l’itinéraire proposé (on arrive par un coin « décharge manouches », puis des quais sans grand intérêt hormis la Machine, on quitte Nantes  par une zone industrielle). L’effet marée est visible à partir de là. Chemin redevient bucolique après Reze mais finit par grimper brutalement sur les hauteurs de rive !! Pfff je les avais pas vu venir ces montées et descentes !!! Que stJean de Boiseau est long !! Du 7-9km/h dans certaines (comme un col). Il en sera ainsi jusqu’à la sortie de Pellegrin (moment déplaisant en plus du vent de face) et à attraper le canal de Martinière. 15km droits vent pleine face, pfff, et à nouveau un peu de relief jusqu’à Paimboeuf. Au sortir de la ville, à l’horizon… le pont de StNazaire !! Mais encore 12 km à souffrir … Terminus EV6 atteint à 17h30 au 1254e km du départ de Mulhouse. Étape finale de 109km pour atteindre le camping. Certainement journée cool demain sur St Nazaire.

14ème jour

19/09/2023

14e jour = repos … petite grasse matinée mais bon, dans un camping encore fréquenté, il ne faut pas rêver !!! Mais au moins je prends mon temps. A 12h30 j’allège mon vélo et prends le bus 317 … car c’est celui qui a un porte-vélos !!! direction StNazaire pour : 1) aller à Décathlon (mais il est à 5 km, pfff ) acheter un cycliste ; 2) aller voir les chantiers de l’Atlantique et les paquebots en construction (fait à pied en 2021 ; c’est grand donc plus facile à vélo). Actuellement trois bateaux en construction. A se demander où ils trouveront la clientèle pour remplir ces milliers de places !!!! (Clin d’œil à des amis de M-Alfort). Retour même bus (et même chauffeur). Pendant ce temps le coin cycliste du camping  s’est rempli …
Journée cool de 27km.
Je reprends la route demain avec une certaine inquiétude quant au vent défavorable et à la quasi-certitude de croiser la pluie …

15ème jour

20/09/2023

15e jour : reprise du parcours. L’autre jour j’ai pu croire que le vent voulait m’empêcher d’arriver à l’océan ; aujourd’hui j’ai l’impression qu’il ne veut pas que je descende !!! Habituellement les vents dominants soufflent du N-NO vers le sud. Là, pas de chance pour moi, c’est carrément l’inverse toute la semaine donc inutile d’attendre un revirement…
Nuit venteuse à stBrevin mais sèche. Cela permet de tout remballer rapidement avec petit déjeuner et de partir assez tôt pour affronter la Vélodyssée (EV1) qui m’amènera à Royan par le littoral … où presque car je vais faire des « coupes » dans le trajet à cause du vent fort et contraire et, en plus, Vélodyssée faite en 2021 (j’ai les photos pour les intéressé.e.s ….). C’est ainsi que je rejoins par les terres (moyennant le franchissement de reliefs, mais j’évite la Pointe de Gildas) la crique du joli port de Pornic. Il y a quelques jours encore je m’y voyais boire un café en terrasse ensoleillée… pfff c’est raté : ciel couvert et gris, vent. Pause café quand même. Là aussi je ne prends pas le littoral assez exigeant en efforts de montée pour suivre la route dans le village plus abritée et en montée régulière. Je longe Clion (clin d’œil au club vtt) pour revenir vers le littoral aux Moustiers-en-Retz (gâteaux de Retz). Et j’attaque vent de face les marais bretons-vendéens. Au port de Collet, pause rapide frites-cidres au resto La Maison de l’ Éclusier (qui doit être réputé vu le monde ; les frites sont excellentes en tout cas). Et là l’expérience de 2021 me permet un gain de temps et de 2km dont un face au vent : vélo allégé que je transporte à main de l’autre côté du port ; l’itinéraire est à 200m. Mais c’est pour attaquer « plus vite » la longue traversée du marais jusqu’à La Barre des Monts ; ~30km plein vent sans aucun abri sauf Boon et Beauvoir/Mer. Pour tenter de raccourcir (et éviter les chemins blancs de la Vélodyssée) je prends la route. Bien heureusement car c’est une course contre la montre ( certes à du 12-14km/h) avec une averse … J’arrive juste à temps à Boin !!! Du coup pause café en attendant le retour du soleil mais le vent demeure lui … C’est reparti jusqu’à Beauvoir mais la circulation s’est intensifiée ( pleine concentration sur mon vélo pour éviter tout écart à cause du vent ; je ne m’attends pas parler avec le bruit !!). Finalement après Beauvoir (route vers le fameux passage à gué -ou pas- de Gois), je quitte la route pour prendre des chemins dans les marais qui m’amènent enfin à La Barre des Monts ( passage vers le pont de Noirmoutier). Mon intention était d’aller jusqu’à Notre Dame des Monts à 7km … mais le camping La Darotte m’a proposé un rustique hangar pour la nuit et être bien au sec avec les pluies annoncées… J’achète !!! Inutile d’aller plus loin.
Et même que j’ai le temps de profiter de la piscine !!!
Étape de 70km, pénible, à détester le vélo face à un fort vent parfois avec des rafales violentes. Mais je suis passé à nouveau entre les gouttes. Demain ne sera pas mieux …

16ème jour

21/09/2023

16e jour : que je le remercie d’avoir eu l’idée en passant devant ce modeste camping hier après de leur demander si un abri était possible vu la météo affreuse annoncée pour la nuit !! Et que j’étais bien dans ce hangar alors que dehors c’était à la limite d’une petite tempête (les branches sur les routes me le confirmeront). Et même que j’ai dégotté sous une table … un matelas ! Donc grand luxe avec les éléments déchaînés dehors.
Certes j’ai pu remballer au sec même le vélo, mais guère envie de partir dans la pluie. Alors j’attends mon heure. Ce sera vers 10h, le ciel amorce des éclaircies et le vent bien faibli ouf. La Vélodyssée serpente en sous-bois de dune à partir de La Barre par un chemin blanc. Mais l’eau l’a ramolli ; c’est bon pour le confort mais plus … adhérent ! Du coup je lui préfère les petites routes quasi-parallèles et bien lisses. Je me surprends en excès de vitesse ! 2x plus vite qu’hier à 24-26km/h. J’arrive assez vite à Notre Dame des Monts et là je sens bien que la saison estivale s’achève : commerces fermés, front d’océan vide … Direction StJean de Monts et même constat. J’alterne entre chemins blancs, pistes cyclables et routes roulantes. St Hilaire de Riez (commune très très longue avec plusieurs quartiers) ; le centre-station est encore animé. De là j’attaque la Corniche Vendéenne qui me mènera à StGilles Croix de Vie. Le ciel est partiellement bleu mais je surveille plusieurs averses à l’horizon. Et l’une, bien forte, me rattrape alors que je suis dans la rue commerçante de StGilles, ouf, abri. Mais pas de pause café en terrasse. Direction les Sables d’Olonne. A un moment d’inattention je prends le balisage de la Vendéenne (autre circuit) qui m’amène dans une zone de marais dans les terres. Pfff. Par des chemins je rattrape la Vélodyssée (qui a continué par des chemins blancs en sous-bois puis longé le front d’océan ; j’ai les photos de 2021 lol) à Bretignolles s/Mer. C’est là que commence la zone des marais (parcours aménagé) que je savais devoir prendre. Debouché au nord des Sables d’Olonne et passe devant le camping des Dunes. Entré dans l’accueil, grosse averse venteuse. Je décide de rester là et prendre une tente-rando pour la nuit : grand lit et au sec.
La météo n’incite pas à aller en ville des Sables (2km). Alors je fais une « grasse après-midi » dans ma chambre sous la pluie et le vent ; ça secoue fort !!! Un tour sur la plage. Étape de 75km plutôt tranquille au regard d’hier (ça roulait bien mieux).
Je voulais y faire une journée mais vu la météo, je me contenterai demain d’une pause-café avant de poursuivre vers La Rochelle.

17ème jour

22/09/2023

17e jour : je ne regrette pas d’avoir pris ma chambre d’hôtel ; il a plu très souvent dans la nuit et au petit matin avec des rafales de vent. Ça secouait incroyablement la tente ; ouf j’ai un bon sommeil !!! Une dernière averse juste au moment de charger le vélo…
Je me mets en route à 10h. Un peu de côte sauvage avant de rejoindre le port de pêche des Sables d’Olonne. J’aime bien leur ambiance et les chalutiers colorés, mais le soleil n’est pas au rdv des photos. Dans le fameux chenal (celui des arrivées des grandes courses au large gente Vendée Globe ; d’ailleurs un Imoca y entre (catégorie la plus rapide qui « vole » sur l’eau). Ensuite passage sur le front de mer, bien encombré par : 1) le démontage des baraques de plage, 2) le montage des tentes pour le championnat du monde de paddle à venir. Au sortir de la ville, j’attaque l’itinéraire qui suit le littoral rocheux. Piste cyclable, chemins blancs parfois en sous-bois, route  (ma préférence car au soleil) ; ça roule bien. Après Bourgenay, passage dans la zone de marais du Veillon qui m’amène jusqu’à La Jard sur Mer, puis les kilomètres défilent avec un vent plutôt favorable jusqu’à La Faute s/Mer (frappée durement par la tempête Xintia ; 26 morts) ; pause pizza. Puis StMichel en Herm . Et ce sont les marais du sud Vendée qu’il faut traverser direction Marans. Je franchis la frontière Vendée - Charente-Maritime en traversant la Sèvre-Niortaise à 16h10. Je ne vais pas à Marans mais opte pour rejoindre La Rochelle directement ; l’itinéraire n’est pas une sinécure car pas vraiment cycliste. Cahin caha par des routes puis la ville je rejoins le vieux port de La Rochelle. Je décide d’aller à Rochefort en TER car je connais trop le tronçon de la Vélodyssée entre ces deux villes pour l’avoir fait 4x en 2021 et 2022 (zone de marais monotone après les plages de Chatelaillon ; j’ai les photos). Arrivé au camping de Rochefort que je connais bien aussi à 19h10. Étape roulante de 110km jusqu’à la gare de La Rochelle. J’ai joué avec les averses mais au final seules quelques gouttes m’ont parfois rattrapé. Comme hier !!! Le ciel s’améliore au fil des heures. La nuit devrait être bonne … sous la tente.

18ème et dernier jour

23/09/2023

18e jour : au vu du ciel dégagé hier soir j'imaginais une nuit tranquille sius la tente mais de belles averses noctunes sont venues tout gâcher. Bref c'est bien trempé au matin. Je suis prêt à 10h. Le ciel est plutôt bleu.
Les 40km gagnés avec le TER hier mettent la maison à portée d'étape du jour. Elle commence par le pont transbordeur qui permet de traverser la Charente. C'était le pont des vehicules jusqu'en 1967 avant la construction d'un viaduc à côté. C'est pittoresque mais surtout ce pont évite une grande boucle de la Vélodyssée qui va sur Tonnay-Charente (donc = raccourci) ; l'itinéraire est repris au village de St Agnant et longe sur plusieurs kms rectilignes le canal Charente-Seudre. Quelques kms avant Marennes je tombe sur un concours national de pêche (j'espère avoir parlé avec les vainqueurs ; pêche no-kill ouf). Le coeur de Marennes est bien animé avec le marché ; pas de place en terrasse, je continue direction Ronce les Bains de l'autre côté de la Seudre qu'il me faut franchir par un viaduc. Quelques photos de l'embouchure et en face le pont et l'île d'Oléron. Front de mer à Ronce (les chaises sont là Loïc), séchage rapide de la tente et pause café. Mais ça sent la fin de saison.
Se pose la question de l'itinéraire : par la piste qui longe l'océan jusqu'à La Palmyre puis Royan (Vélodyssée que je connais que trop bien) ou par les bords de Seugne (que je connais moins à vélo) ? C'est l'option choisie. Donc La Tremblade, le port de Chaillevette (connu du club n'est-ce pas), village touristique de Mornac (coeur piétonnier et envahi de touristes ; c'est là que je franchis les 1600Km), départ du train des Mouettes. Puis un long périple par les collines via St Sulpice de Royan, Medis, Semussac, Cozes, Epargnes pour rejoindre Port Mortagne en bordure d'estuaire de la Gironde. 10km encore par la route des marais, Port Maubert, des figues et la maison est atteinte à 19h. Etape de 108km.
Total depuis départ 1653km.
Deux crevaisons (arrière et avant). Double cuissards depuis le départ de StBrévin, ce qui m'a permis de retrouver du confort sur la longue distance. Aucun pépin mécanique, le vélo roule dans un parfait silence !!!